Fatoya : un jeune cultivateur retrouvé mort dans des circonstances floues! !

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Le corps sans vie d’un jeune homme a été découvert dans la matinée de ce mardi 9 juin à Fatoya, dans la sous-préfecture de Kintinian, préfecture de Siguiri. La victime, identifiée comme Ali Diawara, 29 ans, cultivateur célibataire, s’était rendu sur le site à la recherche d’or.

Selon les informations recueillies, c’est dans une retenue d’eau utilisée par les femmes pour le lavage du gravier que le corps a été retrouvé. Un lieu qui, de l’avis des observateurs, ne présente pas une profondeur suffisante pour expliquer à lui seul un tel drame.

Interrogé sur les circonstances de cette découverte, Dr Abdoulaye Bâchir Condé, médecin d’appui aux Urgences Médico-Chirurgicales de l’Hôpital Préfectoral de Siguiri, explique :

« Ce matin, vers 10 heures, la gendarmerie a été alertée qu’il y avait un corps dans l’eau où les femmes lavent leur gravier. Ce qu’on appelle en malinké « dousso », c’est-à-dire que les femmes fabriquent un petit coin, puis on met l’eau là-dedans pour éviter qu’elle ne coule. Ensuite, elles essaient de laver le gravier dans cette eau. Généralement, si c’est trop profond, l’eau peut atteindre le niveau de la hanche ; sinon, elle arrive au niveau des genoux ou des mollets. Mais malheureusement, on a retrouvé aujourd’hui à Fatoya le corps d’un gaillard de 29 ans dans cette eau. C’est très inquiétant. Il ne pourrait trouver la mort là-bas que dans un seul cas, par exemple s’il est malade, s’il souffre d’épilepsie et que personne n’est à côté de lui. Dans ce cas, il peut rester là-dedans. Mais en dehors de cela, un gaillard de 29 ans ne peut pas rester dans une eau pareille, qui atteint à peine le niveau des genoux ».

L’examen du corps a par ailleurs révélé plusieurs indices jugés préoccupants par le médecin

« Quand nous avons examiné le corps, nous avons constaté d’abord une épistaxis, c’est-à-dire un écoulement de sang au niveau des narines. Il y avait aussi une otorragie, c’est-à-dire du sang qui sortait au niveau des oreilles. Ce sont des signes de fracture. En plus de cela, il y avait une lésion contuse au niveau du front, comme si quelqu’un l’avait frappé à la tête avec un objet contondant ».

Face à ces constatations, les autorités judiciaires ont rapidement été saisies afin que des investigations soient engagées.

« Monsieur le procureur a été alerté et il a demandé l’ouverture d’une enquête par rapport à cette situation » , a indiqué le médecin.

Au regard des premiers éléments observés sur la dépouille, une première orientation se dégage quant à la nature du décès.

« Ce que nous pouvons dire par rapport à sa mort, c’est qu’il s’agit d’un cas de mort suspecte liée à un traumatisme crânien sévère causé par un agent contondant ».

En attendant la fin de l’enquête, cette disparition tragique continue de susciter émotion et inquiétude au sein des populations de Fatoya et de ses environs.

Kadija Kolou Condé

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