Procès du présumé viol collectif de Djoma-Balandougou : Moussa Condé reconnaît les faits, mais nie avoir diffusé la vidéo !
Le procès relatif au présumé viol collectif survenu à Djoma-Balandougou, dans la préfecture de Mandiana, s’est poursuivi ce jeudi devant le tribunal de première instance de Mandiana. L’audition de Moussa Condé a constitué l’un des temps forts de cette audience très suivie.
À la barre, le prévenu a reconnu avoir participé aux faits qui lui sont reprochés. En revanche, il a rejeté toute responsabilité dans la diffusion de la vidéo de la scène, devenue virale sur les réseaux sociaux.
Invité à s’expliquer devant le tribunal, Moussa Condé est revenu sur le déroulement des faits, livrant sa version des événements.
<< Nous jouions au ballon lorsque Kallou et Fadima sont venus me demander de les accompagner avec une moto. Il était question de lui apprendre à conduire. Sur le chemin du retour, Kallou a quitté la route pour se rendre dans la brousse. Je lui ai demandé pourquoi il allait là-bas. Il m’a dit de ne pas m’en mêler. Ensuite, il a déclaré à Fadima qu’elle ne repartirait qu’après avoir eu une relation sexuelle avec lui. Puis il m’a remis son téléphone pour que je filme la scène >>, a-t-il déclaré devant le président du tribunal.
Poursuivant son récit, le prévenu a expliqué que son coaccusé lui aurait ensuite demandé de participer aux faits.
<< Après avoir filmé, il m’a demandé de toucher Fadima et je l’ai fait. Je lui ai demandé d’effacer la vidéo, mais il ne l’a jamais fait. Je ne sais pas qui l’a publiée. La vidéo était dans son téléphone. Peut-être qu’elle a été récupérée le jour du décès de son père, lorsque d’autres personnes ont utilisé son appareil >>, a-t-il soutenu
Moussa Condé a également indiqué que son coaccusé aurait proféré des menaces à l’encontre de la victime afin qu’elle garde le silence.
<< Kallou lui a dit de ne pas le trahir et que, si elle parlait, elle le regretterait lorsqu’il remettrait la main sur elle. Je ne voulais pas toucher Fadima, mais il m’a forcé. Elle m’a demandé de ne pas le faire. Je reconnais que ce que nous avons fait est grave. Je demande pardon >>, a-t-il déclaré.
À travers ces déclarations, Moussa Condé admet sa participation aux faits poursuivis, tout en contestant être l’auteur de la diffusion de la vidéo ayant suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique.
Il soutient également avoir agi sous la contrainte de son coaccusé.
L’affaire, qui continue de retenir l’attention de la population, se poursuit devant le tribunal de première instance de Mandiana. Les prochaines audiences devraient être consacrées à l’audition des autres prévenus, des témoins ainsi que des parties civiles, avant les réquisitions du ministère public et la décision de la juridiction.
Kadija Kolou condé