Mandiana : Aboubacar Sidiki Diakité dit Toumba inhumé dans son village natal de Bagaféa !

0

Décédé le 25 mars 2026 en détention, l’ancien aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara a été inhumé ce vendredi dans son village natal, en présence d’une foule nombreuse venue lui rendre un vibrant hommage.

La première prière funèbre s’est tenue à la grande mosquée de Mandiana avant qu’un impressionnant cortège funèbre ne se dirige vers son village d’origine . Des délégations venues de plusieurs localités de la Guinée ainsi que des zones environnantes ont massivement répondu présentes témoignant de l’impact qu’a laissé le défunt dans la mémoire collective.

Sur place, les témoignages étaient empreints d’émotion et de recueillement. Plusieurs intervenants ont salué la mémoire d’un homme qu’ils décrivent comme intègre, respectueux et attaché à ses valeurs.

C’est le cas d’Adama Diakité , venu spécialement du Mali : « nous sommes venus pour l’enterrement de notre frère Aboubacar Toumba Diakité donc il fallait venir pour assister à ses funérailles. Toumba est un wassolonka comme nous , c’est pourquoi nous sommes là aussi « 

Aly Diakité de wassolon missadou n’a pas caché ses emotions.

« Missadou et Kolonméléla c’est un même village, nous sommes des frères, Toumba aussi aimait le wassolon , il aimait la Guinée donc s’il décéde aujourd’hui missadou doit venir à ses funérailles parceque nous sommes des frères , le décès de Toumba nous a attristé et nous a rendu fière aussi , il aimait le wassolon et voulait que les wassolonka soit unis cela nous attriste , ce qui nous a rendu fière est qu’il est décédé sur le chemin de Dieu et il a honoré son pays ».

Aboubacar Sidibé est de sadjorola

« Je suis ici ce matin pour l’enterrement de notre regretté frère Toumba Diakité, et pour lui rendre un hommage . Ce que je retiens de lui , c’est qu’il était intègre, panafricain il avait un amour pour sa patrie , pour le wassolon et pour l’Afrique »

Djibril Sidibé, président du Wassolon Bolomba, a choisi des mots forts pour mesurer l’étendue de la perte : « Aujourd’hui, ce n’est pas seulement un homme que nous enterrons, c’est une part de notre histoire. Il était un symbole d’intégration africaine, de patriotisme et de civisme. Le Wassolon perd un grand baobab ».

L’inhumation s’est déroulée dans une atmosphère de tristesse profonde, marquant ainsi la fin d’un chapitre pour ses proches et pour de nombreux Guinéens qui suivaient son parcours.

Kadija Kolou Condé envoyée spéciale

Leave A Reply

Your email address will not be published.