Politique: des agents recenseurs sur le qui vive réclament leur prime!

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Alors que l’élection présidentielle est annoncée pour le 28 décembre 2025 avec plus de 6.000.000 (six millions) d’électeurs annoncés des agents recenseurs crient leur désarroi pour le non paiement d’une partie de leur prime.

«Nous avons mené les opérations en deux périodes. Dans un premier temps ça duré un mois puis il y’a eu une rallonge de deux semaines. Dans la zone de Kindia précisément à Dubréka nos responsables ont fait une erreur lors de l’envoi de nos primes nous avons reçu 2.800.000 fg au lieu de 280.000 comme frais de formation qui était payée à 45.000 par jour pendant 4 jours. Ils nous ont dit que cette somme allait être déduite lors du paiement final. C’est effectivement c’est ce qui s’est passé pour cette première tranche » avoue MF agent recenseur.

Des remous ont eu lieu dans plusieurs villes du pays mais les AR de Dubréka ont privilégié la carte de la retenue et du dialogue.

«Nous sommes allés à de nombreuses reprises vers les autorités pour avoir des réponses mais on s’est toujours heurtés à leur mimétisme. C’est d’ailleurs moi qui ai dissuadé mes amis (AR ndlr) à se contenir contre toutes formes de fronde et de laisser place au dialogue. Malheureusement on est toujours sans réponse à notre inquiétude » relève Alpha Oumar Diallo DAO

À Dubréka, ces agents recenseurs pointent du doigt leur employeur de circonstances, le secrétaire préfectoral des affaires politiques et administratives. Celui-ci se dédouane.

 «Moi je m’occupais que de dresser les listes des agents recenseurs et les acheminer à la direction Générale. Pour le paiement ça s’effectuait par transaction électronique. Je sais que la seconde tranche n’a pas encore été payée et ça c’est partout » selon Ansoumane Koumbassa.

Le contentieux touche la somme sur la rallonge de deux (2) semaines de recensement estimée à 1.581.000 fg par personne.

D’autres sources estiment que d’autres agents recenseurs (AR) n’auraient jamais reçu la prime initiale des 50 jours de recensement qui s’élève à plus de quatre millions (4.000.000) de francs guinéens.

Il est donc temps que la direction Générale des élections se penche sur la question à quelques semaines du scrutin présidentiel.

Cette situation pénalise près de 6.000 personnes sur l’ensemble du territoire. Celles-ci continuent à se ronger les pouces dans l’espoir d’un dénouement favorable.

 

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