Mandiana : un jeune se coupe volontairement le sexe !

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Un fait à la fois tragique et bouleversant s’est produit dans la préfecture de Mandiana, précisément dans le district de Koromadou, relevant de la sous-préfecture de Kodjaran. Un jeune orpailleur originaire de la Sierra Leone, répondant au nom de Mamady Doumbouya, s’est volontairement amputé le sexe le 7 février dernier, dans des circonstances encore floues .

La victime a été admise en urgence à l’hôpital régional de Kankan, où elle a bénéficié d’une prise en charge spécialisée.

Dans l’après-midi de ce lundi, docteur Ansoumane Sidibé, chef des services d’urologie de l’Hôpital régional de Kankan, est revenu sur les circonstances de cette prise en charge.

« Nous avons reçu un patient, je crois que c’était le 7 février aux urgences. Nous avons été appelés par le service des urgences pour un malade qui a réalisé, une amputation automutilation sexuelle il a amputé son sexe totalement et le maillon était avec les parents. On a récupéré le maillon, nous avons mis le maillon dans le sérum salé et nous avons transporté le patient au bloc opératoire afin de réparer parce qu’il saignait abondamment ça mettait le pronostic vital en jeu et nous avons fait une plastique du pénis, dans l’espoir de récupérer le gène ».

Il précise ensuite l’évolution clinique du patient, tout en restant prudent sur le pronostic fonctionnel :

« Aujourd’hui, le patient se sent bien, le pronostic est un peu réservé.

Il faut réserver, parce que le maillon n’a pas été récupéré à temps. Quand la loi des 6 heures passe, il peut y avoir une nécrose après une plastique mais si c’est avant les 6 heures, je pense que c’est à 90% qu’il puisse récupérer sa sexualité ».

De son côté, la victime, encore sous le choc, a livré un témoignage empreint de confusion et de regret :

« Je suis le seul fils de ma maman , mais moi même je ne sais pas ce qui m’est arrivé ce jour-là, c’est quand j’ai vu les gens venir vers moi que j’ai su que j’ai fais quelque chose de mal , avant ce jour j’étais tout le temps de mauvaise humeur et je disais toujours à mon frère que je voulais me retourner dans notre village , le matin mes amis m’ont dis de venir pour qu’on aille au bord de la route j’ai dis que je ne pars pas parceque je n’étais pas d’humeur c’est ainsi j’ai pris le couteau et j’ai coupé.

Le Docteur a fait son travail mais il dit que je ne pourrai plus fonctionner >>

Kadija Kolou Condé

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